La Tragédie des Grecs

publié le 8 juil. 2015 à 13:24 par Francis Caspar   [ mis à jour : 10 juil. 2015 à 04:13 ]

Il est étonnant de voir un dirigeant d'une grande nation venir plaider pour son peuple sans aucune proposition. Hier son ministre des finances s'est présenté devant ses paires avec des notes griffonnées sur une feuille d'un Hôtel (Sofitel ou Carlton : payé par le contribuable grec en euro .....).  Aujourd'hui le Premier Ministre est venu au Parlement Européen pour ........ on ne sait pas.

Les Grecs ne méritent pas d'avoir des responsables politiques de cette trempe.  

De nombreuses personnes arrivent à lire dans le marc de café et arrive à prédire que telles ou telles mesures seraient efficaces. Or l'économie, et surtout son évolution, est imprévisible au-delà de 6 mois. On peut déceler des tendances, on peut s'attendre à des réactions mais leurs ampleurs sont le plus souvent mal appréciées. Il serait urgent de s'entendre sur un minimum de réforme, en l’occurrence sur la fiscalisation des armateurs et sur certaines retraites.

D'un autre côté, il serait très certainement dommageable de vouloir imposer le Clergé car il s'occupe de la très grande pauvreté en Grêce (on n'a pas l'idée de vouloir imposer les Restos du coeur en France ou la Croix-Rouge .....).

Quant à la dette bien malin est celui qui pourra dire si elle sera remboursée ou pas. Il serait peut-être bon d'en faire un moratoire mais surtout de pas de la supprimer ou de la réduire. Cela serait un très mauvais signal envoyé à l'ensemble des créanciers. Si on ne peut plus avoir confiance dans les dettes souveraines des pays développés, les dégradations de la "qualité" d'un pays risqueraient d'avoir des conséquences très fâcheuses sur la situation financière du pays sanctionné.